1er trimestre 2018: tout sauf reposant

Jusqu’à présent l’année 2018 est tout sauf reposante. Bien que l’économie mondiale présente de bons fondamentaux, la levée du protectionnisme chez nos voisins du Sud a amené beaucoup d’incertitude et de volatilité sur les marchés. La dépréciation du dollar canadien face aux autres grandes monnaies a permis à l’investisseur canadien dont le portefeuille est bien diversifié de minimiser les dégâts. Seul le marché boursier canadien a bouclé le premier trimestre en territoire négatif.

Classes d’actifs Rendements en C$
  1e trim (%) AÀD (%)
Obligations 0,09 0,09
Actions
·        Canadiennes -4,52 -4,52
·        Américaines 2,30 2,30
·        Internationales (EAEO) 1,34 1,34
·        Marchés émergent 4,19 4,19
Placements immobiliers (REITs) 1,34 1,34

Actions canadiennes

Après avoir connu un début d’année à l’image des derniers mois de 2017, le marché américain a connu une brève correction lors du mois de février. Lors du même mois, la volatilité des marchés, qui était à un niveau historiquement bas lors que la rédaction de notre dernière lettre, a explosé, entraînant la fermeture de plusieurs fonds utilisant des produits structurés. C’est exactement pour cette raison que nous avons toujours refusé d’investir dans des FNB utilisant des produits structurés à levier. L’histoire démontre que le jeu n’en vaut tout simplement pas la chandelle.

Le marché canadien a connu un début d’année difficile en livrant une performance de -4,52%. Seul le secteur de la technologie a su tirer son épingle du jeu au Canada avec un rendement avoisinant les 10% sur cette période. Malheureusement, l’importance de ce secteur est négligeable dans l’indice canadien. Conséquemment, son impact est mineur sur la performance de l’indice.

La renégociation de l’ALÉNA et la montée du protectionnisme chez les politiques américains ont fait pression sur le marché canadien, compte tenu de l’importance des exportations vers les États-Unis pour notre économie. L’issue de cette négociation pourrait donner le ton pour le reste de l’année.

Actions américaines

Les actions américaines, supportées par la réforme fiscale de l’administration Trump, ont connu un début d’année exceptionnel enregistrant une performance de 5,72% en janvier. Il faut remonter jusqu’en 1997 pour observer une telle performance de l’indice en début d’année.

Le nuage sur lequel s’envolait le marché américain s’est rapidement dissipé par la suite pour clôturer le trimestre avec un faible recul de -0,76% (+2,30% en C$). Deux éléments valent la peine d’être mentionnés au sujet du recul de la première économie mondiale.

D’abord, la publication du rapport sur l’emploi du début février a présenté une forte croissance annuelle des salaires (de 2,90%). Le marché a réagi négativement à cette information, y voyant un risque accru d’inflation.

Ensuite, la tendance protectionniste de Donald Trump et l’escalade tarifaire entre la Chine et les États-Unis qui a suivi, ont certainement joué un rôle dans la sous-performance des actions américaines lors du premier trimestre.

La thèse est que les partenaires commerciaux des États-Unis touchés par les mesures tarifaires répondront de la même façon aux Américains. Comme un peu plus de 40% des ventes des grandes entreprises américaines sont effectuées à l’étranger, leurs performances en bourse en ont été affectées.

Actions internationales

L’économie européenne poursuit sur sa lancée de 2017 et continue de se renforcer. Le taux de chômage est en diminution et la consommation intérieure y est en progression. L’économie européenne jouit aussi d’un taux d’inflation relativement faible ce qui permet à la banque centrale européenne de ne pas relever ses taux, permettant ainsi de stimuler leur économie.

Malgré tout ce qui joue en leur faveur, les actions internationales, qui avaient commencé l’année en force, ont clôturé le premier trimestre avec un rendement de -1,70% (1,34% en C$). Cette performance s’explique aussi en partie par les ombres du protectionnisme américain.

Marchés émergents

La situation des marchés émergents est encore enviable. En effet, ces économies profitent d’une abondance de capitaux étrangers, leur donnant ainsi accès à des taux d’intérêt bas qui stimulent leur croissance.

Supportés par le rendement du Brésil, de la Russie, de la Malaisie et de la Thaïlande, les marchés émergents ont encore connu un trimestre exceptionnel en dégageant un rendement de 4,19% en C$.

Obligations

Pour un deuxième trimestre consécutif le marché obligataire canadien a fini en territoire positif. Avec 0,09% de rendement pour le trimestre, l’univers des obligations canadiennes a certainement confondu les investisseurs. Ce rendement est raisonnable considérant que nous évoluons présentement dans un contexte de taux haussiers où on devrait normalement s’attendre à voir les obligations reculer.

La tendance mentionnée dans notre lettre précédente se maintient. Pendant que les taux des obligations du gouvernement du Canada 10 ans ne montent pas ou montent faiblement, les taux à court terme montent beaucoup plus rapidement. Nous assistons donc à un aplatissement de la courbe de taux.

Fiducies de placement immobilier (REITs)

La nouvelle politique de resserrement de la réglementation sur l’accès à la propriété est entrée en vigueur en janvier et a fait pression sur le secteur immobilier canadien. La faible augmentation des taux d’intérêt à long terme a néanmoins permis aux REITs de terminer le trimestre en territoire positif et de dégager un rendement respectable de 1,34%.

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