Correction boursière: un peu de perspective

Les marchés financiers connaissent présentement leur période de turbulence la plus élevée depuis la crise financière de 2008. De telles périodes de volatilité sont inévitables et imprévisibles. C’est pour mitiger l’impact de telles corrections que les portefeuilles d’Archer sont bien diversifiés.

Les bourses mondiales sont en baisse de 15% à 20% depuis le sommet atteint le 19 février, affectées par le double impact du coronavirus et de la guerre de prix du pétrole déclenchée par l’Arabie Saoudite et la Russie. De telles baisses surviennent en moyenne tous les 3 ½ années.

De l’autre côté du portefeuille, les obligations sont en hausse marquée. Le taux de rendement sur les obligations canadiennes et américaines échéant dans 10 ans (qui évolue à l’inverse de leur prix) est en baisse d’environ 1% depuis le début de l’année et est brièvement passé sous la barre de 0,50% ; un niveau historique.

Quel est l’impact sur les portefeuilles des clients Archer? Quelles sont les perspectives? Que doit-on faire?

Quel est l’impact sur un portefeuille équilibré ?

Bien que la baisse des marchés boursiers depuis le sommet atteint le 19 février soit soudaine et rapide, elle survient après une période de forte hausse. En date de fermeture des marchés le 9 mars, les portefeuilles équilibrés Archer sont en baisse d’environ 5,6% depuis le 19 février et de 2,0% en 2020. Ils demeurent cependant en hausse de 3,2% sur un an. Rien de catastrophique. Les clients ayant une plus grande proportion d’actions dans leur portefeuille ont subi une baisse plus marquée, en ligne avec leur tolérance au risque.

Si le portefeuille équilibré traverse relativement bien cette correction, c’est que beaucoup de travail a été fait en amont. En outre, selon la politique de placement de chaque client, une bonne proportion du portefeuille est investie dans des classes d’actifs qui offrent diversification et protection.

L’approche purement indicielle d’Archer a aussi porté fruits, notamment du côté des obligations. Alors que beaucoup de gestionnaires actifs avaient diminué l’échéance des obligations dans leurs portefeuilles, Archer est demeurée investie dans le FNB répliquant l’indice obligataire, dont l’échéance moyenne est de près de 11 ans. Résultat : nos clients ont pleinement bénéficié de la baisse des taux obligataires au cours des dernières semaines.

Par ailleurs, la répartition d’actifs d’Archer fait en sorte que le portefeuille équilibré est moins exposé au prix du pétrole, ce qui a limité la baisse.

Quelles sont les perspectives ?

L’impact du coronavirus et de la guerre de prix du pétrole sur l’économie déterminera la direction à moyen terme des marchés financiers.

Si l’épidémie est de relativement courte durée et que l’action concertée des gouvernements et des banques centrales permet d’éviter une récession mondiale, le pire est probablement derrière nous.

Si au contraire, l’économie mondiale entre en récession – il y a eu 12 récessions aux États-Unis et 6 récessions mondiales depuis la seconde guerre mondiale – les bourses baisseront probablement encore avant d’amorcer leur remontée. Le tableau suivant donne un aperçu de la fréquence et de la durée des baisses de la bourse américaine depuis 1948, ainsi que du rendement suivant la période de baisse.

Baisses de l’indice S&P500 depuis 1948[1]

  -5% ou plus -10% ou plus -15% ou plus -20% ou plus
Fréquence moyenne 3 par année 1 par année Chaque 3,5 ans Chaque 6,3 ans
Durée 46 jours 117 jours 275 jours 425 jours
Rendement 12 mois suivants 55%

Quelle est la bonne stratégie à suivre ?

Il est futile de tenter de prédire la direction à court ou moyen terme des marchés boursiers. Bien qu’il soit pénible de subir une baisse des marchés boursiers de 33% typiquement associée avec une récession, il serait sans doute plus coûteux de manquer une partie de la hausse de moyenne de 263% qui suit ces baisses. Par exemple, les investisseurs qui avaient vendu leurs actions en 2008-2009 (lors du dernier marché baissier) s’en sont mordu les doigts, alors que la bourse américaine a rebondi de 65% de mars à décembre 2009 et a généré un excellent rendement depuis.

Alors, que fait-on ?

Chaque client d’Archer a une politique de placement personnalisée, établie en fonction de sa situation personnelle et financière, sa tolérance aux fluctuations de marché ainsi que sa capacité à absorber ces fluctuations. Cette politique de placement inclue une répartition d’actifs cible qui vise la protection et la croissance à long terme du capital ou le revenu courant à travers l’ensemble du cycle boursier, incluant les corrections et les marchés baissiers.

Dans le contexte actuel, Archer applique avec discipline sa stratégie de placement et surveille continuellement les portefeuilles de ses clients afin d’assurer qu’ils demeurent enlignés sur la répartition cible. Cette stratégie a fait ses preuves à travers tous les cycles boursiers.

N’hésitez pas à contacter votre conseiller Archer pour en discuter.

[1] Source : Standard and Poors et Capital Group